Saint-Chély-d’Apcher © Jean-Sébastien Caron
Clocher de Saint-Chély-d’Apcher ©Jean-Sébastien Caron
La Foire à la Bonne Bouffe ©Jean-Sébastien

SAINT-CHÉLY-D’APCHER

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Riche de son passé à la fois rural et industriel, la cité barrabande a toujours été un véritable trait d’union entre l’Auvergne et le Languedoc. Cette situation privilégiée entre les Monts de la Margeride et les contreforts de l’Aubrac, ainsi que l’arrivée du chemin de fer en 1887, ont fait de Saint-Chély-d’Apcher un bassin de vie où se rencontrent tradition et modernité.

Avant de commencer, un peu d’étymologie !

  • Sancti Hilari de Capoleg, est le nom ancien de Saint-Chély-d’Apcher. « Saint-Chély » est une déformation locale de saint Hilari ou saint Hilaire. La localité est née d’une fondation religieuse liée à Hilarius, qui fut évêque du Gévaudan à l’époque mérovingienne.
  • Apcher, autrefois Apchier, est formé de deux mots : « Aps » qui veut dire « château » et « chier » qui signifie éboulis de pierres. On peut donc voir dans Apchier le château sur les pierres ou château en éboulis de pierres ou encore château en ruines.
  • Saint-Chély-d’Apcher tient donc son nom du saint patron de la paroisse, Hilaire, et de sa baronnie, Apcher. Pendant la Révolution, la ville fut appelée « Roche Libre », puis « Saint-Chély Ville » et à nouveau Saint-Chély-d’Apcher en 1851. Les barons d’Apcher ont régné sur cette terre du 12ème au 17ème siècle.

Saint-Chély-d’Apcher ©Jean-Sébastien Caron
Saint-Chély-d’Apcher ©Jean-Sébastien Caron

Des hommes de terre et d’acier…

En 1887 c’est l’arrivée du chemin de fer et la construction de la gare, puis la mise en service de l’usine sidérurgique en 1917, qui compensent la chute de l’activité du commerce des étoffes. » Le site industriel, le seul de Lozère, emploiera jusqu’à 1 300 ouvriers au début des années 1960 ! Il compte aujourd’hui 200 salariés et produit 120 000 tonnes d’aciers spéciaux par an.

  • Ces bobines d’acier trouvent leurs applications dans les véhicules électriques, les TGV et les gros générateurs nucléaires, hydrauliques et thermiques.
  • Le musée de la métallurgie, situé à côté de l’usine, retrace cette somptueuse épopée industrielle qui dure maintenant depuis plus d’un siècle !

La cité barrabande aux multiples facettes a ainsi su allier sa population locale avec plus de 17 nationalités différentes arrivées pour travailler à l’usine.

 

Le saviez-vous ? En 1362, pendant la guerre de Cent Ans, une armée de pillards anglais attaque la ville. Les 200 habitants, avec à leur tête Guérin VI et Guérin VII d’Apcher, s’arment et les repoussent en criant « d’Apchier, Notre-Dame, barres en avant ». La déformation de la langue à travers les siècles aurait donc, selon certains historiens, transformé ce cri de ralliement en un gentilé local ! D’où le nom des habitants actuels de Saint-Chély-d’Apcher : les « barrabans ».

Zoom sur … Théophile Roussel

En vous baladant en Lozère, vous remarquerez peut-être ce nom qui revient souvent sur les rues ou les bâtiments. Le boulevard Théophile Roussel de Mende, la rue principale de Saint-Chély-d’Apcher, des places de villages ou encore des établissements scolaires… Mais qui était donc ce Théophile Roussel ? 

Né à Saint-Chély-d’Apcher en juillet 1816, Théophile Roussel fait ses études dans sa ville natale avant de monter à Paris. Dès 1841, il réalise une étude bibliographique sur un Lozérien célèbre, Guillaume de Grimoard (pape en 1362 sous le nom d’Urbain V –  si cela vous dit quelque chose c’est normal, un chemin de grande itinérance traversant la Lozère porte aujourd’hui son nom !). Cette étude lui vaut l’éloge de l’Académie des inscriptions et belles-lettres ainsi qu’une médaille d’or.

La même année, il est reçu interne des hôpitaux de Paris à 24 ans. Après des études brillantes et de nombreux voyages, Théophile Roussel revient en Lozère et est élu député à 33 ans ; il épouse à Saint-Chély-d’Apcher, Elisa d’Estrehans.

  • Le couple s’installe à Orfeuillette. Théophile Roussel transforme sa propriété en un magnifique château, devenu aujourd’hui un superbe hôtel 4 étoiles !

Théophile Roussel
Le Château d’Orfeuillette ©Jean-Sébastien Caron

Un travail engagé pour la protection de l’enfance

Théophile Roussel exerce la profession de médecin de campagne tout en étant Conseiller général de la Lozère. En 1860, Député de la Lozère et Président de la Société protectrice de l’enfance, il fait voter la loi dite « Roussel » de protection de l’enfance. Il entre à l’Académie de Médecine en 1872 et à l’Académie des Sciences morales et politiques en 1891.

Théophile Roussel meurt dans son Château d’Orfeuillette à l’âge de 87 ans. Il lègue à sa ville natale sa maison paternelle, devenue mairie, sa bibliothèque de 5 000 ouvrages et une somme importante permettant l’édification de l’Hôpital Hospice Théophile Roussel.

Cet homme généreux et brillant a mené une action déterminante en faveur de l’arrivée du chemin de fer à Saint-Chély, puis de l’installation de l’usine sidérurgique.

Saint-Chély-d’Apcher ©Office de Tourisme Margeride en Gévaudan

Un carrefour d’explorations

Aujourd’hui, que faire à Saint-Chély-d’Apcher ?

Cette ville idéalement située et accessible est un formidable carrefour d’explorations. En effet, de par sa proximité immédiate avec l’A75, elle est un lieu idéal pour établir votre « camp de base » afin de partir découvrir la Margeride et l’Aubrac ! En quelques minutes seulement, les paysages calmes et préservés de la Haute-Lozère vous attendent. À pied, à vélo ou à cheval, les randonnées au départ du centre-ville et des environs sont nombreuses.

Une ville festive !

Les ruelles de la ville s’animent régulièrement lors des nombreuses fêtes et manifestations qui s’y déroulent…Tour d’horizon des événements incontournables :

  • Immersif – La Foire à la Bonne Bouffe. Au début du mois d’août, l’artère principale de la ville s’anime et s’habille de ses plus belles couleurs… C’est le moment de célébrer la Foire à la Bonne Bouffe ! Un rendez-vous incontournable depuis 1984 pour les amateurs de bons produits locaux et d’ambiance conviviale.
  • Artistique – Le Festival Saint-Chély-d’Arte. Depuis plus de 15 ans maintenant, le Festival Saint-Chély-d’Arte invite les spectateurs à sortir des sentiers battus pour partir à la rencontre de l’art sous toutes ses formes. Toutes ? Absolument ! Poterie, peinture, théâtre, musique et danse mais aussi vannerie, sculpture ou encore gravure… Une partie des œuvres des éditions précédentes est d’ailleurs visible autour du plan d’eau du parc du Péchaud, au pied de la ville…
  • Festif – Les Soirées Guinguettes d’un Été à la ferme. Au mois de juillet, dans le cadre d’Un été à la Ferme la place du petit foirail de Saint-Chély-d’Apcher se pare de guirlandes colorées, de tables à nappes à carreaux et d’une ambiance musicale de circonstance pour quatre Soirées Guinguettes festives et conviviales…Au programme : vous amenez votre vaisselle et nos producteurs locaux se chargent du reste !

Venez découvrir la cité barrabande

Vous voilà paré pour planifier votre séjour en Haute-Lozère ! Laissez-vous guider par les festivités, les visites à faire, les paysages à découvrir et les délicieuses spécialités locales à déguster…